Des apparitions au col de la Lombarde...les cimes des sapins sont
givrées, il fait froid, l'eau des sources commence à geler. Cette vallée
est superbe. J'ai aimé visiter ce petit site où ont eu lieu des
apparitions, il est vraiment superbe et si paisible.
lundi, octobre 26, 2015
le suaire de Turin
Un petit voyage initiatique en Italie. Je voulais faire le très raide
col de la Lombarde, mais cela n'a pas fait, juste 12 km sur les 20 de
l'ascension coté italien. Ce sera pour une autre fois. Aussi j'en ai
profité pour faire du tourisme. Depuis longtemps déjà, je voulais voir
le suaire de Turin. En 1975, j'avais gravi la face nord des Grandes
Jorasses par le Linceul, seul, en plein hiver. Ce désir de voir le
suaire vient peut être de là. Il n'est que très rarement possible
de voir l'original. Par contre le musée consacré au suaire en montre de
très belles copies. Et que des questions. L'impression est un négatif.
C'est la photographie qui a révélé le coté mystérieux du suaire. Le
négatif d'une photo rend le positif suivant le principe négatif d'un
négatif = un positif. Ce qui m'a surpris c'est le coté longiligne, près
de deux mètres pour le corps. Peut être un étirement du tissu. Part
contre le corps révélé par ce négatif est bien amoché, nez fracturé,
arcade massacrée, blessures au front, plaies dans les bras et pieds aux
emplacements des clous. Si c'est Jésus, il avait du dérouiller pendant
ses trois procès en moins de 24h. L'église refuse de dire si c'est bien
le linceul du Christ. Les études scientifiques se contredisent. Ce
suaire a été brulé, rapiécé, etc...J'ai trouvé la visite de ce musée
intéressante et puis Turin est une belle ville.
Des bébés patous, bienvenue !
Une petite portée de patous d'un mois. Rencontrés hier lors de ma
ballade dans la vallée des Hautes Duyes et du col de Fontbelle. Ils sont
trop supers mimis. Les loups qui sont nombreux dans le coin doivent
faire gaffe, petits deviendront vite grands.
Alpes de Haute Provence, la paix dans le ciel bleu.
Voilà, je viens de réaliser cette superbe ascension du Mont Ventoux.
24Km d'ascension depuis Sault. C'est roulant jusqu'au chalet Reynard,
après c'est plus raide mais toujours roulant. Un vrai plaisir. Le Mont
Ventoux porte bien son nom, un vent froid dans les dernières pentes, il
faut emporter de quoi se couvrir. La vue est splendide et porte très
loin. C'est magique. J'ai rigolé pendant la montée. Deux charmantes
cyclistes stéphanoises m'ont rejoint, j'ai vite renoncé à les
suivre, préférant monter plus doucement à ma main. Je les ai retrouvées
au sommet, transies de froid, sous le vent glacial. Elles pensaient
peut être que j'y arriverais pas. Trop vieux, trop gros...rires. En fait
c'est surprenant, en montant paisiblement sans jamais se mettre dans le
rouge, c'est presque facile, en tout cas bien plus facile que la
Bonette, l'Izoard ou la Cayolle. Ce qui m'a surpris c'est le nombre de
cyclistes qui font le ventoux tous les jours. C'est très amical. Ils
sont des centaines à vouloir faire cette ascension à vélo. J'ai pris la
route la plus facile, celle de Sault. Ceux qui montent par Bédoin ou
Malaucène semblent avoir tapé dans du plus dur question pentes. C'était
vraiment une très belle journée pour faire du vélo et respirer du bon
air. La France est vraiment un pays splendide.
Un petit entrainement avant le Ventoux, les cols de l'Hysope et de
Fontbelle. C'est dur par le versant Thoard jusqu'au Castellard, des
pentes à 7-8% continues, ensuite c'est splendide et facile. Le V de la
victoire comme Winston. Une très belle journée dans l'air très pur de
Haute Provence.
2015, une année de remise en forme
2015, une année de remise progressive en forme. La photo de l’arrivée au sommet du Mont Ventoux, vendredi dernier. Une belle série de cols, commencée par ceux de la République et de Croix Chabouret dans le Massif Central (42), Le col de Grimone (05), les cotes de Puimichel et d'Espinouse, le versant nord de Lure(04), Le col de la Bonette Restefond à 2800m (06), les cols d'Allos (04) et de la Cayolle (06), le très dur col de l'Izoard, versant Queyras (05), le col d'Hysope et celui Fontbelle (04) et ce Mont Ventoux(84).
Comme dans la pub, "et c'est pas fini". J'espère monter le plus dur de cette série bientôt, avant la neige, en Italie. On verra bien semaine prochaine. Je sens les effets positifs de cette remise en forme. Winston détestait le sport. Je pense à lui dans les pentes les plus raides et cela me redonne du moral. Bonne journée à toutes et tous. La France est vraiment un très très beau pays.
En
fait c'est cool, en vélo, en montant doucement, on peut prendre le
temps de respirer, de regarder. C'est net sur la photo, après 24km de
montée, cela reste une détente. Passé 60 ans, on doit savoir gérer
l'effort, enfin j'espère.
mardi, octobre 06, 2015
Ivano Ghirardini fou
Vous allez sur google et vous multipliez un qualificatif avec un nom d'un personnage public, le moteur de recherche finira par l'intégrer. C'est simple et facile à faire. Alors qui s'est amusé à faire ce "Ivano Ghirardini fou"? L'insulte c'est lorsqu'il n'y a pas d'arguments en réponse à du vrai. Tiens, cela fait penser à ce que disais Jésus, lui aussi traité de racca. Il précisait le tarif pour ce genre de délit. Un message à l'attention des démons, car ce sont bien des démons ceux qui jouent à cela. Ils verront bien au final.
Bon je suis schizo, je ne le cache pas et je suis très fier d'être schizo, d'avoir accès à des tas de choses dont 99% de la population ne soupçonne pas l'existence. La schizophrénie est un mot utilisé comme une insulte dans les médias, la plus part du temps, à tord et à travers, sans que cela puisse avoir le moindre rapport avec la schizophrénie. Dans ce cas c'est l'intention de "racca" utilisée comme insulte qui est caractérisée et donc au final le tarif sera le même.
Donc inutile de répondre à cette insulte passible face à la Justice Athanatique d'une inculpation majeure. Traiter une personne de fou ou de racca....
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Je viens de me taper le col de l'Izoard à vélo. Superbe journée sur le Queyras
ce dernier vendredi. Bon à 62 ans on est encore jeune. Je me suis remis
au vélo pour économiser ma hanche en titane. C'est incroyable ce que
font les toubibs de nos jours. Sans cette prothèse de hanche j'aurais du
marcher avec une canne. C'était le cas hélas quelques dizaines d'années
en arrière. A présent on peut repartir avec une hanche neuve et
continuer à vivre suivant ses envies.
Avant, j'avais réussi le superbe col d'Allos. https://fr.wikipedia.org/wiki/Col_d'Allos
Et le non moins superbe col de la Cayolle. https://fr.wikipedia.org/wiki/Col_de_la_Cayolle
Je
suis très content d'avoir réussi aussi l'interminable col de Restefond
la Bonette. J'en voyais plus la fin. C'est un des plus haut col
d'Europe. https://fr.wikipedia.org/wiki/Col_de_la_Bonette
Pour
me mettre en jambes, il existe plein de très belles cotes par ici,
celles de Puimichel ou d'Espinouze, et la très belle montée à la
Montagne de Lure par le versant nord. https://fr.wikipedia.org/wiki/Montagne_de_Lure
Dans
quelques jours j'espère tenter le mythique Mont Ventoux. J'y prend goût
à ces longues ascensions paisibles en vélo. Cela permet de respirer, de
regarder les paysages, les fleurs et les grands arbres qui bordent les
routes, parfois des rapaces qui se
moquent, des marmottes qui sifflent et partent en se faisant peur. Bon
il n'y aura pas de marmottes au Mont Ventoux, des rapaces aériens très
probablement. Tant que ce ne sont pas des vautours. Tiens je pense à Tom
Simpson...https://fr.wikipedia.org/wiki/Mont_Ventoux
Une
pensée donc pour le regretté Tom Simpson, le sympathique coureur
britannique décédé sur les pentes du Ventoux lors du Tour de France, à
cause du doping, de la chaleur, de la déshydratation. https://fr.wikipedia.org/wiki/Tom_Simpson
Mon
truc pour monter ces cols tranquille c'est un bon plat de pâtes la
veille et le matin quelques heures avant l'ascension. des pâtes à
l'huile d'olive ou au beurre et au parmesan avec un verre de rouge. Il
ne faut pas mettre de sauce tomate qui est acide
et bloque la digestion de l'amidon, il parait. C'est vrai cela donne de
bons résultats. Après, il faut juste bien boire pendant l'effort et
s'alimenter légèrement, barres de céréales au miel par exemple, des
trucs qui se digèrent facilement. Il faut gérer l'effort, jamais se
mettre dans le rouge. Avec les vélos actuels, il faut trouver les bons
braquets pour passer les sections vraiment raides. Monter à sa main
comme on dit et laisser passer les plus rapides...surprise, on les
redouble parfois après. Ces cols c'est d'abord une bonne gestion de
l'effort.http://www.passeportsante.net/.../Dietes/Fiche.aspx...
Une
bonne adresse dans le Haut Verdon, L'hôtel Martagon à coté de Colmars.
On y mange très bien, les prix sont très raisonnables, et l'accueil
remarquable. Par contre J'ai fait Allos le premier jour et la Cayolle le
lendemain, et pour ce dernier qui est très raide au final, cela
commençait à faire beaucoup. Quand je pense au coureurs du Tour qui font
cela pendant trois semaines...http://www.le-martagon.com/
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Voilà, c'est ma meilleure réponse à ceux qui se sont amusé avec le moteur de recherche google et ce "Ivano Ghirardini fou".
dimanche, septembre 27, 2015
Avec Serge Dozikian, les conférences "Alpinisme Vécu" aux Houches.
Les générations d'alpinistes se suivent, s'inscrivent dans une histoire qui vient de loin. Chaque génération apporte sa pierre, invente son jeu, explore de nouveau domaines. Les alpinistes des années trente ont inventé l'ascension des grandes parois des Alpes par leur plus difficile versant, souvent nord. Celles des années 40 et 50 ont répété cela et lancé la course aux 8000m. Dans les années 60 se fut comme une explosion de ce que l'on pourrait appeler l'alpinisme classique, hivernales, solitaires. La génération des années 70 poussa cela plus loin encore, celle des années 80 fut celle de très grands sportifs, de grimpeurs fabuleux. Et vint les années 90 qui commençaient très mal avec cette affaire Cesen. Quel gachis à cause de journalistes peu scrupuleux qui se mirent à vendre de l'exploit bidonné sur papier glacé. Tous les sports ont leurs dérives. Mais l'alpinisme n'a jamais été seulement un sport. C'était pour moi une forme d'art. Et j'ai de suite compris le danger de cette affaire Cesen. Les vrais amateurs, au sens d'aimer vraiment l'alpinisme, étaient en danger. Ils ne pouvaient comprendre que l'on pouvait tricher, raconter des choses fausses, cela n'avait aucun sens pour eux. Pierre Beghin par exemple était de ceux là.
J'ai fait ce que j'ai pu pour éviter les drames qui ont suivi. Les accidents ont toujours existé en montagne. Mais là c'était un nouveau genre d'accident, celui qui survient avec des références faussées. Le délit de mise en danger de la vie d'autrui est parfaitement caractérisé dans cette affaire Cesen. Mais allons donc, la France est tout sauf un état de droit, c'est une dictature administrative, mise en place par Napoléon et que des régimes comme celui de De Gaule ont trouvé commode de continuer. Changer l'apparence pour que tout reste comme avant, c'est bien connu. Et donc le Procureur fonctionnaire de Bonneville, il se prétend procureur de la "république", un mot qui ne veut rien dire dans ce régime, sauf une arnaque trompeuse et criminelle dans ce cas précis, le proc fonctionnaire donc ne voulu pas instruire ma plainte déposée dès le début de cette affaire Cesen au motif ci dessus. Pourquoi fit il cela? Parce que les fonctionnaires y avaient intéret. Ils allaient se débarrasser des privés qui leur faisaient de l'ombre dans leur chasse au budgets où ils voulaient se faire passer pour les meilleurs, GMHM, ENSA et autres écoles de fonctionnaires ou militaires aux pratiques de l'alpinisme. C'est ce qui explique le comportement de Marmier, au GMHM, qui prête à rire avec le recul.
Au début j'étais seul, j'étais le "jaloux " et j'en passe. Puis des membres imminents du GHM se rangèrent à mon avis de demander une enquête que Marmier se chargea vite d'entérer. Puis Vicky Grosselj révéla la vérité sur les photos que Cesen lui avait volées pour faire croire à ses premières en les faisant publier à l'envers pour maquiller.
Le mal était fait. Il restait le doute, le rêve de l'exploit impossible, le mythe que poursuivent tous les alpinistes dans leur tête.
Alors j'ai eu l'idée de ces conférences aux Houches. Serge Dozikian, un dynamique cadre de l'office du tourisme comprit vite l'idée et m'apporta son solide soutien. de simple diapos, du réel, du vécu, de très grands alpinistes. Ce fut magique. Merci à tous ces conférenciers de talents qui surent nous faire partager leur passion d'amateurs, de ceux qui aiment vraiment.
Et pourtant les drames furent là, une montagne trop loin. Pierre Beghin voulu essayer le style Cesen. Il ne pouvait imaginer un seul instant que c'était faux. Cela n'avait pas de sens. Ce fut le début d'une série d'accidents...j'avais tout fait pour essayer de l'arrêter. Pourquoi? Juste pour avoir des emmerdes dans le fond, c'est toujours ainsi. Mais bon pas grave, cette série de conférences reste gravée dans mon souvenir. Je me souviens de toutes, je me souviens de ces géants, de ces êtres d’exception. De simples photos, des mots, un partage. Merci encore à eux.
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