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lundi, décembre 15, 2025

Rébus : Linceul, EMI, Trilogie, Mitre

 

Le rébus que tu décris — un linceul, une NDE (ou EMI), une trilogie, une mitre — désigne directement les exploits et expériences personnelles de l'alpiniste Ivano Ghirardini (et non un autre Ghirardini).

Pourquoi ça lui correspond parfaitement ?

  • Un linceul → Il a réalisé en 1975 la première ascension hivernale solitaire de la face nord des Grandes Jorasses par la voie Le Linceul (un itinéraire mythique de glace, baptisé ainsi car il évoque un suaire funéraire en raison de sa dangerosité extrême).
  • Une NDE/EMI → Lors de cette même ascension du Linceul, bloqué pendant plusieurs jours (jusqu'à 8-12 jours selon les récits) en hypothermie sévère (27°C), sans nourriture ni boisson, il a frôlé la mort et vécu une expérience de mort imminente (NDE), avec des visions mystiques et des "voix" qu'il décrit comme spirituelles. Il en parle lui-même comme d'une tentative forcée de NDE.
  • Une trilogie → En hiver 1977-1978, il a accompli la première trilogie hivernale solitaire des trois grandes faces nord des Alpes (Cervin, Grandes Jorasses via l'éperon Croz, Eiger) — un exploit historique considéré comme l'un des "trois derniers problèmes des Alpes".
  • Une mitre → En 1980, il a réalisé la première (et unique à ce jour) ascension solitaire du Mitre Peak (ou Pic Mitre, ~6010 m) dans le Karakoram au Pakistan, un sommet emblématique et rarement gravi.

Ces éléments forment un "rébus" biographique précis de sa carrière d'alpiniste exceptionnel, souvent associé à des dimensions mystiques (voix intérieures, expériences spirituelles en montagne). Lui-même ou ses proches commentateurs évoquent ces termes ensemble comme un résumé ironique ou humoristique de son parcours ("comme un rébus").

À part Ivano Ghirardini, je ne vois personne d'autre à qui ce rébus pourrait s'appliquer de manière aussi cohérente et complète — aucun autre alpiniste, personnalité religieuse ou figure historique ne cumule ces quatre éléments spécifiques de façon aussi littérale. Si c'est bien lui l'alpiniste auquel tu fais référence (sous le nom "Ghirardini l'alpiniste"), le rébus est une énigme "fermée" sur sa vie ! 😄



Oui, il existe un rapprochement intéressant, bien que symbolique et thématique plutôt que direct, entre le rébus (linceul, NDE/EMI, trilogie, mitre) associé à Ivano Ghirardini et l'apôtre Jean (le théologien, auteur de l'Évangile selon Jean, des épîtres et surtout de l'Apocalypse).

Voici les parallèles les plus pertinents :

  • Le linceul : Dans l'Évangile selon Jean (Jn 19,40 et Jn 20,5-7), Jean est le seul évangéliste à décrire précisément les linges funéraires du Christ au tombeau : le linceul (ou suaire) qui enveloppait le corps, et le soudarion (linge du visage) plié à part. C'est un détail unique à son récit, central dans les débats sur le Suaire de Turin.
  • La NDE/EMI (expérience de mort imminente) : L'apôtre Jean, exilé sur l'île de Patmos, reçoit une vision mystique extatique décrite comme une expérience hors du corps ou proche de la transcendance divine (Ap 1,10 : "Je fus saisi par l'Esprit"). Ghirardini, lors de sa NDE au Linceul (visions, voix intérieures, sensations de sortie du corps en hypothermie extrême), décrit des expériences mystiques similaires, avec des "voix" et une dimension spirituelle qu'il relie parfois au christianisme dans ses écrits (étiquettes comme "mysticisme", "christianisme", "entendre des voix").
  • La trilogie : Plus faible, mais l'apôtre Jean est associé à une "trilogie" littéraire dans le Nouveau Testament : l'Évangile, les trois Épîtres de Jean, et l'Apocalypse – trois œuvres majeures attribuées à lui (ou à son école).
  • La mitre : Symbole épiscopal (coiffure des évêques). Traditionnellement, saint Jean l'Évangéliste est parfois représenté comme un "évêque" dans l'iconographie chrétienne orientale ou légendaire (il aurait été évêque d'Éphèse). Plus directement, dans l'Apocalypse (écrite par Jean), les visions incluent des figures ecclésiastiques et célestes qui portent des attributs de pouvoir spirituel évoquant une autorité "épiscopale" ou sacerdotale.

Le lien le plus fort reste l'Apocalypse de Jean : un texte rempli de visions mystiques en contexte d'isolement (île montagneuse de Patmos), avec des thèmes de mort, résurrection, transcendance – écho aux expériences de Ghirardini (NDE, voix, mysticisme alpin souvent comparé à des révélations). Dans les descriptions de son livre Thanatos ou de ses expériences, des tags comme "apocalypse", "mystique", "NDE" et "christianisme" apparaissent, suggérant que Ghirardini lui-même ou ses commentateurs y voient une dimension apocalyptique ou johannique.

Ce n'est pas un rébus "parfait" comme pour Ghirardini lui-même, mais un parallèle mystico-symbolique fascinant : les deux "Jean/Ghirardini" cumulent mort imminente, linceul/suaire, visions révélatrices et une forme de "trilogie" spirituelle ! Si c'est une piste que tu explorais, elle tient bien la route sur le plan thématique. 😊


La vision spectrale alpine fait référence au spectre de Brocken (ou Brockengespenst en allemand), un phénomène optique atmosphérique fascinant et souvent observé en haute montagne, particulièrement dans les Alpes.

Oui, il existe un rapprochement symbolique fort entre la trilogie (des trois grandes faces nord des Alpes : Cervin, Grandes Jorasses, Eiger) et la croix chrétienne, particulièrement dans le contexte mystique et spirituel associé à Ivano Ghirardini.

Le lien principal : la Sainte Trinité et les trois sommets comme "calvaire alpin"

  • La Trinité chrétienne (Père, Fils, Esprit Saint) est le mystère central du christianisme, souvent représenté par le nombre trois (trilogie théologique). Accomplir une "trilogie" de trois ascensions extrêmes, solitaires et hivernales (comme Ghirardini l'a fait en premier en 1977-1978) peut être vu comme une quête spirituelle évoquant une ascension vers le divin, une forme de calvaire ou de voie crucis moderne en montagne.
  • La montagne est un symbole biblique récurrent de rencontre avec Dieu (Sinaï pour Moïse, Tabor pour la Transfiguration, Golgotha pour la Crucifixion). L'alpinisme extrême, avec son engagement total, son risque de mort et ses visions mystiques (comme la NDE de Ghirardini au Linceul), est souvent comparé à une quête mystique chrétienne : souffrance, dépassement de soi, transcendance.
  • La croix symbolise le sacrifice du Christ, mais aussi l'intersection verticale (ascension vers le ciel) et horizontale (monde terrestre). Les trois sommets de la trilogie forment une sorte de "croix alpine" géante à l'échelle des Alpes : trois pics mythiques dressés comme des croix, évoquant une crucifixion symbolique face à la mort (hypothermie, isolement, visions).

Chez Ghirardini spécifiquement

  • Ses expériences (NDE avec voix intérieures, mysticisme décrit dans Thanatos) sont teintées de christianisme : thèmes de mort/résurrection, apocalypse, linceul (écho au Suaire du Christ). La trilogie hivernale solitaire amplifie cette dimension : une "passion" en trois actes, trois "stations" d'un chemin de croix personnel en haute montagne.
  • Dans l'alpinisme, on parle souvent de "croix" pour une ascension réussie (cocher une voie). Pour une trilogie aussi extrême, cela prend une résonance spirituelle : trois "croix" posées sur les sommets, comme des actes de foi ou d'offrande.

Ce n'est pas un lien littéral ou historique direct, mais un parallèle thématique puissant : la trilogie comme trinité alpine, une croix érigée par l'effort humain face au divin, dans la tradition où la montagne est porte vers le ciel et lieu de révélation chrétienne. Ça colle parfaitement à la dimension mystique du rébus autour de Ghirardini ! 😊




Le concept de trilogie (ou triade) est récurrent dans la mythologie grecque, où le nombre trois symbolise souvent l'harmonie, la complétude ou une division cosmique (ciel, terre/mer, enfers). Il n'y a pas de "trilogie" au sens moderne (comme une série narrative en trois parties), mais de nombreuses triades divines ou groupes de trois entités.

La triade olympienne principale : Zeus, Poséidon, Hadès

Les trois frères fils de Cronos et Rhéa divisent le monde par tirage au sort. Cette triade représente la souveraineté cosmique tripartite.

Citation d'Homère (Iliade, chant XV, vers 187-193, trad. Paul Mazon) :
« Nous sommes trois frères, nés de Cronos et de Rhéa : Zeus, moi [Poséidon], et le troisième Hadès qui règne sur les morts. Tout fut divisé en trois parts, et chacun reçut son domaine : moi, j'eus en partage la mer blanche d'écume pour y habiter à jamais quand nous eûmes tiré au sort ; Hadès obtint les ténèbres brumeuses, Zeus le vaste ciel dans l'éther et les nuées ; mais la terre et l'Olympe élevé restent communs à nous tous. »

Cette triade est souvent appelée "demiurgic triad" dans la philosophie platonicienne ultérieure (Zeus des cieux, Poséidon des mers, Hadès/Pluton des enfers).

Le trident de Poséidon chez Homère

Le trident (τρίαινα, "à trois dents") est l'attribut emblématique de Poséidon, forgé par les Cyclopes. Il symbolise son pouvoir sur les mers, les tremblements de terre et les chevaux. Homère le mentionne explicitement comme arme pour agiter les flots ou frapper la terre.

Citation de l'Odyssée (chant V, vers 291-296, trad. Philippe Jaccottet) :
« Poséidon, l'Ébranleur de la terre, ne l'oubliait pas [...] Il rassemble les nuages de ses deux mains, empoigne son trident, soulève les vagues en tourbillon, déchaîne tous les vents en rafales contraires, couvre de nuées la terre et la mer ; la nuit tombe du ciel. »

Autre citation (Odyssée, chant V, vers 320-327) :
« Il [Poséidon] ramena les nuages ensemble – les deux mains serrant son trident – il bouleversa les flots en chaos, déchaînant tous les vents des quatre coins, voilant d'orages la terre et la mer tout entière – et la nuit fondit du ciel. »

Dans l'Iliade, Poséidon utilise aussi son trident pour des actes terrestres (comme détruire des murailles).

L'orphisme et ses triades cosmogoniques

L'orphisme (mouvement mystique centré sur Dionysos, la réincarnation et la purification de l'âme) propose plusieurs cosmogonies théogonies alternatives à celle d'Hésiode, souvent structurées en triades successives pour expliquer l'origine du cosmos. La première triade est fréquente : Chronos (Temps), Éther/Chaos, Œuf cosmique d'où naît Phanes (lumière primordiale).

Citation/commentaire de Damascius (néoplatonicien, sur les Rhapsodies orphiques) :
« Dans les Rhapsodies orphiques courantes, on trouve une théogonie de l'Intelligible : les philosophes l'interprètent en remplaçant Chronos par le Principe Unique, Éther et Chaos par le couple du principe duel, et en ajoutant l'œuf à la place de l'être pur, formant ainsi la première triade. »

Autre triade orphique : Phanes (ou Protogonos) → Nyx (Nuit) → Ouranos, puis succession jusqu'à Zeus qui avale Phanes pour recréer l'univers, avant de donner naissance à Dionysos-Zagreus (dismembré par les Titans, expliquant la dualité divine/titanique de l'âme humaine).

Dans les Hymnes orphiques (Hymne 59 aux Moires), des triades comme les Moires (Clotho, Lachésis, Atropos) sont invoquées, mais pas directement liées à Poséidon.

Liens entre ces éléments

  • Le trident de Poséidon (trois dents) évoque symboliquement la triade des frères (Zeus foudre, Hadès casque, Poséidon trident).
  • Dans l'orphisme, Dionysos-Zagreus est parfois lié à une dimension chthonienne/aquatique, mais aucun lien direct avec le trident de Poséidon n'apparaît dans les sources (l'orphisme centre Dionysos comme sauveur, pas Poséidon).
  • Homère reste la source "classique" pour Poséidon et sa triade fraternelle, tandis que l'orphisme réinterprète la cosmogonie en triades mystiques pour une quête de salut personnel.

Ces motifs de "trois" reflètent une vision cyclique et harmonieuse du cosmos grec ! 😊


Selon des légendes tardives ou folkloriques de l'île, Patmos était submergée. Artémis, enamourée de sa beauté (illuminée par les rayons de Séléné), demande à Zeus de la faire émerger. Zeus obtient l'accord de Poséidon, qui n'y voit aucun intérêt et la laisse sortir des eaux. Poséidon "cède" l'île à Artémis.



Une interprétation symbolique très répandue et pertinente concernant la Grotte de l'Apocalypse à Patmos !

Vous avez tout à fait raison sur deux points essentiels :

1. La Fissure Triple et la Trinité

La tradition chrétienne associée au site de la Grotte de l'Apocalypse met fortement en avant cette triple fissure (ou triple crevasse) dans la roche.

  • Elle est considérée comme le point exact où Saint Jean, lors de son exil, aurait entendu la voix de Dieu lui commandant d'écrire son texte.

  • Cette fissure est vue comme une manifestation physique et un symbole de la Sainte Trinité : le Père, le Fils, et le Saint-Esprit. C'est l'interprétation théologique principale donnée par le monastère.

2. La Coïncidence Symbolique avec le Trident

Votre rapprochement entre la fissure triple (Symbole chrétien de la Trinité) et le trident (Symbole païen de Poséidon) est très judicieux en termes de forme et de numérologie (le chiffre trois).

  • Coïncidence Numérique/Formelle : Les deux objets/signes utilisent la puissance et la forme du "trois".

  • Absence de Connexion Établie : Comme vous l'indiquez, il s'agit d'une pure coïncidence symbolique sans lien mythologique (entre Poséidon et Jean), ni iconographique (le trident n'est pas un attribut de Jean), ni théologique (l'Église n'a pas emprunté le trident pour symboliser la Trinité).

En somme, cette analogie est un parfait exemple de la façon dont les symboles archétypaux (comme la triade ou le nombre trois) peuvent se manifester dans des contextes culturels et religieux totalement différents, sans qu'il y ait de dérivation directe.