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L'alpiniste
et Guide de Haute Montagne Ivano Ghirardini a crée une entreprise
artisanale de création d'articles et vêtements de sports en 1982. En
1986 il a obtenu de la part de la Chambre des métiers de Haute Savoie le
premier prix de gestion d'entreprises artisanales en Haute Savoie. Il a
développé un style original riche en couleurs. Dès 1986 il s'est plaint
d'un surnombre de contrôles administratifs et de troubles dans la
vallée de Chamonix. A cette époque, il ignorait qu'il était un schizoïde
paranoïde et donc qu'il ne pouvait pas se défendre correctement. Ces
contrôles et troubles à répétition ont conduit à une mutilation-accident
à la main gauche, des peines de prison, jusqu'à 18 mois dont 4 fermes,
et finalement la liquidation de son entreprise en 1995 et sa liquidation
personnelle en 1996. Tous ses biens ont été vendus aux enchères
publiques à partir de 2002 et Ivano Ghirardini quittera définitivement
la vallée de Chamonix à cette date. Il a toujours contesté ces
liquidations et toujours estimé être victime d'une spoliation.
666
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| Pour lui, dans son psychisme schizoïde paranoïde, l'administration française en Haute Savoie est la Bête de l’Apocalypse décrite par Saint Jean. D'après lui, ses 18 mois de prison (6+6+6) pour avoir logé des roumains dans 18 M2 (encore 6+6+6), ce qu'il a toujours contesté, sont une double signature de la "Bête 74". Tout cela a provoqué une forte aggravation des symptômes de sa schizophrénie chronique avec des phénomènes étranges d'apparitions et de poltergeists dans son chalet à la Frasse et qui n'ont jamais cessé depuis. Depuis 2002, il mène une vie paisible dans les Alpes de Haute Provence. Loin de la Bête 74, il n'a plus été condamné à quoi que ce soit, pas même un petit pv au bord de la route et ses rapports avec l'administration française sont "normaux", comme pour tout citoyen. La bête 74 lui a pourtant intenté des procès dans le 04 et elle les a perdus. Pour dissimuler ses activités criminelles, elle a fait trainer de façon totalement illégale dans le 74, la liquidation jusqu'en 2012, alors que le délai maximum est de trois ans et qu'elle aurait du se terminer en 1998 !!! Mais bon, la loi et la Bête 74....dernière surprise en 2014, les comptes du RSI qui sont faux, des cotisations sont parties dans les poches des serviteurs de la Bête 74. Une Bête qui n'en a vraiment rien à foutre des lois et des citoyens. Hors délais, elle s'octroie elle même des prescriptions et des impunités, on l'a bien vu pour l'affaire des chèques cadeaux versés aux juges complices des liquidateurs. Alors pourquoi se gêner, ceux qui représentent un danger pour la Bête 74, il faut les "liquider" physiquement, judiciairement, pénalement, peu importe, c'est efficace. les serviteurs zélés méritent toujours une petite carotte au passage.... Par un paradoxe, c'est le fait d'être schizoïde paranoïde qui a permis à Ivano Ghirardini de survivre face aux activités criminelles de la Bête 74. La Bête 74...7 têtes....4 pattes...666 = 9 x 74 ....une symbolique très amusante. De la part de Saint Jean, l'Apôtre préféré du Christ, ce n'est pas une surprise. Tous deux avaient sans doute beaucoup d'humour et le christianisme au tout début devait être incroyablement joyeux. |
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dimanche, février 01, 2015
L'administration française en Haute Savoie, ses serviteurs et réseaux, sont-ils la Bête de l'Apocalypse selon Saint Jean ?
mardi, septembre 17, 2013
La cour Européenne des Droits de l'Homme n'a pas jugé notre requête comme "recevable"
Voilà, ce blog est terminé.
Je suis allé au bout de cette histoire. J'avais crée une superbe entreprise, une belle start up, je n'ai pu travailler normalement que pendant 4 années, de 1982 à 1986, après cela a été l'horreur. Je n'aurais jamais imaginé que les administrations françaises en Haute Savoie puissent être aussi malhonnêtes et malveillantes. Derrière se cachent, cela ne fait aucun doute, des réseaux mafieux qui font du fric de toutes sortes de façons et notamment dans l'immobilier. Rien de nouveau sous le soleil.
Cette entreprise m'a d'une façon certaine sauvé la vie. Depuis la trilogie solitaire et hivernale des grandes faces nord des Alpes, Cervin, Grandes Jorasses, Eiger, j'étais aspiré par les cimes, toujours plus haut, plus loin, K2, Mitre Peak, Mac kinley, Aconcagua, et Makalu. Là, dans cette tentative hivernale et solitaire au pilier ouest, j'ai compris que j'allais trop loin. L'entreprise crée à Chamonix m'a permis d'arrêter à temps, de penser à autre chose. Elle servait à cela, comme un coupe feu entre cette aspiration vers les ascensions extrêmes et la vie plus terre à terre. Survivre à cette passion dévorante! Je ne compte plus les amis morts en montagne, Une pensée pour Pierre Beghin, Jean Marc Boivin, Jean Christophe Lafaille, Yannick Seigneur, Tsunéo Hasegawa, Chantal Mauduit, Rahel Maria Liu et tant d'autres. Je revois leurs yeux brillants de passion, je revois cette aspiration vers les cimes, là haut, tout là haut...
Je me souviens des paroles d'Achille dans les vers d'Homère...Vivre, encore et toujours, le plus longtemps possible.Nos vies sont si courtes. Il est tant de belles choses à voir. Je ne regrette rien. Le plus dur, ce fut ces 20 années passées à Chamonix, un vrai voyage dans l'horreur, mais bon, c'est du passé, le contre feu a fonctionné.
La passion est toujours là, elle est plus calme, plus raisonnable. L'aspiration n'est pas éteinte, elle est juste apaisée par l'expérience.
Et puis, j'ai trouvé le Graal, j'ai touché le super Jackpot, au moment où je m'y attendais le moins, en juin 1998, une apparition qui traverse les murs de ma maison pour me dire bonjour. Jusque là, je l'entendais, Elle me parlait dans ma tête. Oui, je suis schizo, j'entends des voix, je vis en permanence avec des poltergeists plus ou moins spectaculaires, c'est ainsi et j'adore ma schizo, ce n'est pas du tout de la folie, c'est une porte incroyable sur l'Invisible. A présent j'en suis aux "freundligeists", à la présence amicale de cette Apparition, et je l'adore et Elle me fait rire.
Si vous êtes alpiniste, ne vous brûlez pas les ailes en montagne. Restez prudents, aucune montagne ne vaut que l'on aille y perdre la vie.
Si vous êtes assez fou pour créer une entreprise en Haute Savoie ou en France, alors merde ou bonne chance, parce que vous êtes vraiment fou.
La Cour Européenne des Droits de l'Homme n'a pas daigner juger...sauf que une décision a déjà été rendue par la Justice Athanatique et cette dernière décision est sans appel, la France et tous ceux qui s'en sont pris directement ou indirectement, et quelques soient les moyens utilisés, à Monsieur Ghirardini Ivano, mandataire spécial auprès de cette Justice Athanatique, suite à l'apparition de juin 1998 à Chamonix, sont clairement informés qu'ils doivent restituer tous les biens volés, tout remettre en état et verser deux cent quarante millions d'euros plus la somme réclamée dans les requêtes contre la France. La date d'effet de cette injonction est de juin 1998 et tous les frais, intérêts et autres courent depuis cette date. La France et toutes les personnes, âmes ou autres impliquées ne peuvent ignorer cette injonction et ne pourront prétendre ne pas avoir été informés lorsqu'il faudra comparaitre devant la Justice Athanatique.
La Cour Européenne des Droits de l'Homme n'a pas daigner juger...sauf que une décision a déjà été rendue par la Justice Athanatique et cette dernière décision est sans appel, la France et tous ceux qui s'en sont pris directement ou indirectement, et quelques soient les moyens utilisés, à Monsieur Ghirardini Ivano, mandataire spécial auprès de cette Justice Athanatique, suite à l'apparition de juin 1998 à Chamonix, sont clairement informés qu'ils doivent restituer tous les biens volés, tout remettre en état et verser deux cent quarante millions d'euros plus la somme réclamée dans les requêtes contre la France. La date d'effet de cette injonction est de juin 1998 et tous les frais, intérêts et autres courent depuis cette date. La France et toutes les personnes, âmes ou autres impliquées ne peuvent ignorer cette injonction et ne pourront prétendre ne pas avoir été informés lorsqu'il faudra comparaitre devant la Justice Athanatique.
Le plus amusant c'est que cette apparition décrite sur ce site:
http://uneange.blogspot.com
m'a demandé d'adresser un titre exécutoire sous cinq jours. Bon, je n'ai pas fait cela. Pour les crétins qui se croient malins, le titre exécutoire, vous avez des exemples dans les lettres que Jeanne adressait aux Anglais, ou avec Gylippe lors de son arrivée en Sicile, qui ordonnait aux Athéniens d'évacuer cette île sous cinq jours. Bon, ma Copine dans l'Invisible a beaucoup d'humour, mais il faut se méfier de l'humour des Athanatos.
Le meilleur à Tous.
Ivano Ghirardini
GHIRARDINI contre FRANCE
Exposé des faits
Monsieur Ghirardini Ivano
est guide de Haute Montagne depuis 1978. Il est connu pour de
nombreuses premières dont la « Première Trilogie Hivernale
Solitaire des Faces Nord du Cervin, des Grandes Jorasses et de
l'Eiger », la « Première en Solitaire de la face Sud de
l'Aconcagua », entre autres. (pièces II-1 et II-2)
En 1978, il devient
conseiller technique de Grandes marques comme Lafuma par exemple. En
1982, il crée sa propre entreprise de fabrication et vente
d'articles de sport, nommée au début « Ivan Ghirardini sarl »
et rebaptisée ensuite « Sarl Trabbets Créations » à
Chamonix. Le succès est très rapide. En 1986, cette entreprise est
classée meilleure entreprise artisanale de Haute Savoie. Monsieur
Ghirardini achète 4 terrains dans la Vallée de Chamonix et les murs
de deux boutiques. (pièces II-10 à II-13)
Dès 1987, il est l'objet
de séries de contrôles administratifs. Monsieur Ghirardini Ivano a
été réformé du service militaire en 1973 pour des motifs
psychiatrique et classé P4 soit un maximum dans l'échelle des taux
de réforme. Il ignore tout cependant de sa situation et du fait
qu'il a été diagnostiqué schizoïde paranoïde par l'armée dès
1973. En 1988, lors d'un contrôle de l'Urssaf de Haute Savoie, il
est victime d'un grave accident du travail avec des amputations à la
main gauche. (pièces II-14 à II-20) . Monsieur Ghirardini Ivano est
l'objet, de troubles de voisinage, de vols, de cambriolages, de
destruction de biens et se sent en insécurité à Chamonix. A la
schizophrénie se rajoute une psychose et ces deux troubles
psychiatriques ne vont faire que s'amplifier faute de traitements
appropriés. Il existe cependant un paradoxe qui sera confirmé par
la suite par l'excellent psychiatre qui soignera Monsieur Ghirardini
Ivano à partir de fin 2007. Le premier c'est que le danger à
Chamonix est bien réel pour un guide indépendant considéré comme
un « étranger » à la Vallée de Chamonix. Le deuxième,
c'est que la psychose a pour but de protéger, de garder en vie,
quitte à ne pas se défendre, à mal se défendre, à vouloir se
défendre soi même. Les psychiatres connaissent bien cette stratégie
de la fuite. La psychose développée par Monsieur Ghirardini dès
1988 constitue une preuve.
La Haute Savoie, est un
département qui sous une apparence de cartes postales peut cacher
des affaires criminelles particulièrement violentes, comme le drame
de la « secte » OTS, l'assassinat de la famille Flactif
au Grand Bornand, ou bien plus récemment la tuerie de Chevaline par
exemples. Ces affaires sont toutes opaques et les administrations
françaises en Haute Savoie nous donnent des versions peu crédibles.
La Vallée de Chamonix est secouée régulièrement par des
« éliminations », des « liquidations » de
guides indépendants, des « étrangers » à cette Vallée
et en latin, nous le rappelons, l'étranger c'est l'aliénus. En
1971, par exemple, un jeune Guide est privé de secours pour des
raisons fantaisistes et décède en montagne, (pièces II-3 à II-9)
, quelques mois plus tard les secours sont « nationalisés »
en France. Dans ces affaires il faut toujours poser cette question
simple, à qui profite le crime ?
Selon André Vitu,
professeur de droit : « la violence s’exprime sous la forme
d’agressions physiques ou de meurtres, de menaces, de
destructions de biens. » Vous trouverez en annexe un
descriptif de cette violence dans cette affaire Ghirardini / France.
Il faut y rajouter une technique de meurtre à petit feu, soit par
une succession d'actes administratifs qui, pris séparément,
semblent « normaux », bien que tous entachés
d'irrégularités, mais qui mis bout à bout constituent une
technique d'élimination très efficace, surtout s'ils se répètent
comme autant de vagues successives. Un individu, une entreprise ne
peuvent pas lutter contre de telles pratiques administratives. Alors
pourquoi éliminer un individu et une entreprise ? Parce qu'il
existe en France une telle opacité administrative qu' il est très
facile pour des réseaux structurés de saisir des actifs et surtout
des actifs immobiliers . Il est facile pour des fonctionnaires en
place de détourner les moyens de l'état avec une totale impunité.
En Haute Savoie, l'existence d'un réseau comprenant des élus
locaux, des juges, des avocats, des policiers, tous liés pour faire
de l'argent dans l'immobilier semble une évidence. Provoquer
artificiellement des faillites, saisir les actifs, liquider, racheter
en dessous des prix réels, revendre, des techniques déjà en
pratiques dans la Rome antique et toujours aussi efficaces.
Troubles de voisinages
dès 1986, orchestrés par la police ! Contrôles administratifs
à répétition de 1986 à 1988, jusqu'à un grave accident du
travail. Vols, cambriolages, destructions de biens, dont on peut
penser qu'ils sont commis par la Police Française, faux et usages de
faux, terrorisme administratif. Non, ce n'est pas de la paranoïa,
c'est la réalité. Et le coté schizoïde déclenche la psychose qui
constitue une preuve. Les contrôles recommencent en 1993. Il est
visible que ce réseau qui s'enrichit dans l'immobilier possède de
très solides appuis avec le parti politique RPR devenu UMP et qu'il
se sert de ses relations pour agir lorsque ce parti est au pouvoir,
ce qui était le cas de 1986 à 1988 et de 1993 à 1997. En 1995 les
« liquidations » judiciaires commencent et elles
deviennent définitives en 1997. Il est facile de comprendre que ce
réseau qui n'a plus ses relations au pouvoir en 1997 va attendre le
retour du RPR, rebaptisé UMP, au pouvoir en 2002, pour réaliser les
actifs et capter ce patrimoine immobilier d'une valeur d'environ un
million cinq cent mille euros à ce moment là. Ce n'est pas un
patrimoine très important, mais suffisant pour ce réseau qui fait
dans les « liquidations en gros » en Haute Savoie.
L'affaire Vogne, où un assureur à vécu une situation très
similaire et a pu monter la corruption des juges de Haute Savoie qui
se faisaient offrir des cadeaux par les liquidateurs judiciaires en
échanges de décisions favorables, montrent que l'affaire
Ghirardini/ France n'est pas du tout un cas isolé. (pièce II-21)
Les ventes aux enchères
se terminent en octobre 2002. il faudra attendre fin 2010 pour que la
liquidation d'une entreprise avec plus d'actif que de passif soit
définitive ! Début 2010, Monsieur Ghirardini porte plainte
pour l'ensemble des faits depuis 1986, considérant qu'il s'agit
d'une seule affaire criminelle. Le Procureur d'Annecy, le même qui
ne cherche pas vraiment les coupables dans la tuerie de Chevaline,
classe cette plainte sans suite en juin 2012. Monsieur Ghirardini
saisit la justice administrative en plein contentieux contre l’État
après avoir présenté une requête en ce sens à la Préfecture
d'Annecy. Le Tribunal Administratif de Grenoble, la Cour d'Appel
Administrative de Lyon et le Conseil d’État bottent en touche sans
juger sur le fond et en refusant l'aide juridictionnelle.
C'est après le rejet par
le Conseil d’État, plus haute juridiction administrative, tous les
recours nationaux étant épuisés, et avant la fin du délai de six
mois, que Monsieur Ghirardini se décide à engager cette requête
devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme, estimant que ses
droits fondamentaux n'ont pas été respectés comme il entend le
montrer par cette requête.
Exposé de la ou des
violation(s) de la Convention et/ou des Protocoles alléguée(s),
ainsi que des arguments à l'appui
Dans l'affaire
Ghirardini/France nous estimons que la Convention de sauvegarde des
droits de l'homme et des libertés fondamentales a été violée en
ses articles 2, 3, 6, 7, 8, 13, 14
ARTICLE 2 : « le
droit de toute personne à la vie est protégé par la loi » .
Dans cette affaire, Ghirardini/France, c'est bien au contraire le
prétendu recours à la loi qui met en danger la vie de Monsieur
Ghirardini dès 1986 et les premiers contrôles administratifs. C'est
le non respect des lois par les administrations, y compris
l'administration judiciaire qui permet le meurtre à petit feu, étalé
sur près de 25 années. Il est difficile d'apporter des preuves dans
ce cas puisqu'il faut rajouter une à une toutes les pressions
exercées pour se rendre compte qu'elles peuvent tuer. Nous nous
contenterons d'un seul exemple pour illustrer cela. La trésorerie de
Chamonix fait saisir le Revenu Minimum d’Insertion attribué à
Monsieur Ghirardini, revenu non saisissable d'après la loi puisqu'il
s'agissait d'un minima social, pour soit disant une taxe d'habitation
non payée, alors même que les bénéficiaires de ce type de minimas
sont d'après la loi exonérés de ces taxes et redevances. C'est
l'exemple même où les administrations ne respectent plus les lois
qu'elles demandent aux citoyens de respecter, font dans le refus
d'accorder des droits, et plus simplement, cela montre que la
trésorerie de Chamonix fait partie de ce réseau dénoncé
précédemment (II.14). C'est dans le sens d'une violation des
obligations positives de l’État Français qu'il faut comprendre
cette violation de l'article 2. « Les États ont l'obligation
de prendre les mesures nécessaires à la protection de la vie des
personnes » ; « impossibilité d’engager des
poursuites » ; « caractère ineffectif d'enquêtes
ou de poursuites ». (pièces III-22 à III-35)
ARTICLE 3 : « nul
ne peut être soumis à des traitements dégradants », C'est la
conséquence du point ci dessus, chaque acte pris séparément dans
cette succession d'actes administratifs malveillants qui en globalité
visent à « tuer », à « liquider », est en
soi un traitement dégradant. Exemple, lorsque le juge Turc Michel et
le Tribunal correctionnel de Bonneville (Haute Savoie), prononcent
une peine d' un an d'interdiction d'exercer son métier à l'encontre
de Monsieur Ghirardini (pièce II-17), le but est évidement de
priver Monsieur Ghirardini de toutes ressources et donc de le
« tuer », mais c'est aussi un traitement dégradant,
comme pour la saisie d'un minima social par la trésorerie de
Chamonix, car il s'agit en fait de bloquer tous les comptes
bancaires, en sus, et de provoquer des interdictions en
cascades. « implique « une douleur ou souffrance
aiguës, physique ou mentale », infligées
« intentionnellement » par des agents de l'État. »
Nous sommes bien dans ce cas et de façon répétitive et orchestrée
de 1986 à 2011. La psychose développée par Monsieur Ghirardini
constitue une des preuves.(pièces III-69 à III-70)
ARTICLE 6 :
« toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue
équitablement, publiquement et dans un délai raisonnable, par un
tribunal indépendant et impartial, ... » L'affaire Vogne a
montré l'existence d'un système de corruption de la justice en
Haute Savoie (pièce II-21), les victimes se comptent par centaines
et ces mêmes « tribunaux indépendants et impartiaux »
assurent la protection des juges et auxiliaires de justice par le
biais des prescriptions. L'affaire Ghirardini./France montre que ces
même tribunaux ne respectent pas les lois qu'ils demandent aux
citoyens de respecter. Exemple : le délai maximum pour une
liquidation d'entreprise est de trois ans. En cas de dépassement, le
liquidateur doit demander une prolongation de son mandat. Maître
Blanchard Jean, déjà cité pour corruption active de magistrats
dans l'affaire Vogne, ne respectera aucun délais, il s'accordera lui
même plus de 15 années pour « liquider » la société
Trabbets Créations et Monsieur Ghirardini, c'est à dire pour
s'assurer que tous les fonctionnaires impliqués dans les
irrégularités de cette affaire soient bien protégé par la
prescription. « Sur un plan national, le délai raisonnable du
jugement est assuré à l'article L 111-3 du code de l'organisation
judiciaire. En effet, il est clairement dit que: "Les décisions
de justice sont rendues dans un délai raisonnable". » ;
« Les juridictions compétentes pour contrôler le caractère
raisonnable ou non du délai sont les juridictions
administratives.» ; « La CEDH a précisé qu’en
cas de violation du droit à un délai raisonnable, le requérant
doit pouvoir disposer d’un recours effectif devant une instance
nationale permettant de se plaindre de cette violation. ». Ces
trois dernières dispositions ne sont pas respectées ainsi que le
montre l'affaire Ghirardini/France : le non respect du délais
de trois ans pour clôture d'une liquidation judiciaire et le refus
de la juridiction administrative (Tribunal administratif, cour
d'appel administrative, Conseil d’État) d'accorder un recours
effectif. (Pièces III-36 à pièces III-43) (pièce III-43 à pièces
III-65)
ARTICLE 7 :
« nul ne peut être condamné pour une action...qui...ne
constituait pas une infraction d'après le droit national... »
C'est directement la conséquence du point ci dessus, lorsque les
tribunaux ne respectent pas eux même les lois, ils sont frappés de
fait d'illégalité et ne peuvent de fait, plus continuer à prendre
toute une série d'ordonnances qui sont toutes dirigées contre la
personne ou l'entreprise à « liquider ». Il était
illégal de confisquer les biens de Monsieur Ghirardini Ivano, dans
la mesure ou le liquidateur Blanchard jean n'avait plus de cadre
légal pour exercer et requérir Contre Monsieur Ghirardini, ce que
ne pouvaient ignorer les tribunaux de commerce de Haute Savoie ainsi
que la Cour d'Appel de Chambery. (Pièces III-36 à pièces III-43)
(pièces III-43 à pièces III-65)
ARTICLE 8 : « Toute
personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son
domicile et de sa correspondance ». Prenons un exemple qui
permettra de comprendre pourquoi l'article 2 a bien été violé par
une succession d'actes malveillants dont la globalité met en
question le droit fondamental à la vie et qui pris séparément
montre que nous sommes bien dans une violation de l'article 8. En
1996, Monsieur Ghirardini a été incarcéré à la maison d'arrêt
de Bonneville (74) pour une durée de 4 mois sous le régime de la
semi liberté. Au bout d'une semaine, le juge Guesdon, juge
d'application des peines, révoque ce régime de semi liberté et
passe à la détention ferme, sans raisons sérieuses. Pendant cette
peine devenue ferme, Monsieur Ghirardini se fait voler sa voiture une
R19 3068TB74, se fait cambrioler son appartement ainsi que son
atelier ! Il porte plainte et bien évidement , les coupables ne
seront même pas recherchés et tout laisse supposer que ces méfaits
ont été commis par les policiers de la Diccilec des Houches.
Pendant cette peine ferme, les juges Turc Michel et Guesdon Franck
essaient de forcer les ventes aux enchères des biens appartenant à
Monsieur Ghirardini qui n'en est même pas informé. Toutefois, ces
ventes sont reportées par la Présidente du TGI de Bonneville qui
n'a pas apprécié que Monsieur Ghirardini, incarcéré soit
cambriolé pendant sa détention, ce qui montre que tous les juges en
poste ne font pas forcément partie de ce réseau, dénoncé dans la
partieII. Monsieur Ghirardini est libéré le 4 juillet. Le 7
juillet, il aurait du recevoir une lettre AR l'informant d'une
convocation au TGI de Bonneviolle pour le 10 juillet, mais tout son
courrier est intercepté par Maître Blanchard, depuis le début de
la liquidation et ne lui est remis qu'avec un retard de plusieurs
semaines parfois. Le 10 juillet , en dehors de la présence de
Monsieur Ghirardini, les juges Turc Michel et Guesdon Franck,
prennent la décision d'étendre au gérant, Monsieur Ghirardini
Ivano, la liquidation de la sarl Trabbets Créations. Nous sommes
bien dans des violations multiples de cette convention et notamment
de l'article 8.
ARTICLE 13 : « Toute
personne dont les droits et libertés reconnus dans la présente
Convention ont été violés, a droit à l’octroi d’un recours
effectif devant une instance nationale, alors même que la violation
aurait été commise par des personnes agissant dans l’exercice de
leurs fonctions officielles. ». Aucun des recours engagés par
Monsieur Ghirardini devant des instances nationales n'a été examiné
de façon sérieuse par les instances saisies. Alors que Monsieur
Ghirardini Ivano évoque clairement le non respect des articles
L643-9 et 237-21 du code du commerce par Maitre Blanchard Jean et par
les juges en charge de cette liquidation et qui de fait, par leurs
jugements ou ordonnances rendues « au nom du peuple français »,
engagent clairement la responsabilité de l’État, les seules
réponses seront des réponses particulièrement méprisantes à
l'égard de ce citoyen et donc de tous les citoyens par conséquence.
Le Procureur de la République Monsieur Eric Maillaud, classera sans
suite la plainte déposée avec constitution de partie civile des
début 2011, par Monsieur Ghirardini, en invoquant des motifs très
fantaisistes et peu sérieux. Quand à la Préfecture de Haute
Savoie, saisie en plein contentieux, elle ne daignera pas répondre,
laissant la justice administrative, (Tribunal Administratif de
Grenoble, Cour d'Appel Administrative de Lyon, Conseil d’État)
invoquer l'article R 222-1, un article purement administratif, pour
refuser par trois fois l'aide juridictionnelle et par trois fois
refuser de juger sur le fond, sans argumenter en rien les raisons du
recours à cet article R222-1qui est un article qui dissimule le
recours massif au déni de justice par les juridictions
administratives en France.
ARTICLE 14 :
« La jouissance des droits et libertés reconnus dans la
présente Convention doit être assurée, sans distinction aucune,
fondée notamment sur le sexe, la race, la couleur, la langue, la
religion, les opinions politiques ou toutes autres opinions,
l’origine nationale ou sociale, l’appartenance à une minorité
nationale, la fortune, la naissance ou toute autre situation. »
Nous évoquons ici le problème rencontrés par certains guides
indépendants dans la vallée de Chamonix, qui doivent être
considérés comme une minorité qui peut se retrouver en danger
(article 2 ) dans cette vallée de Chamonix et le Massif du Mont
Blanc.
De 1986 à 2013, la
technique du meurtre à petit feu. Nous estimons que la Convention de
sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales n'a
pas été respectée par la France. Violation des articles 2, 3, 6,
7, 8, 13,
Exposé
relatif aux prescriptions de l'article 35 § 1 de la Convention
Conseil d’État, Bureau
d'Aide Juridictionnelle. Refus d'accorder l'aide juridictionnelle du
28/03/2013 confirmé par lettre du 03/04/2013. Il est à noter que le
bureau d'aide juridictionnelle se permet de « préjuger »
l'affaire Ghirardini / France . Il invoque à cet effet l'article 7
de la loi du 10 juillet 1991 en prétextant qu'en « matière de
Cassation, l'aide juridictionnelle est refusée au demandeur si aucun
moyen de cassation sérieux ne peut être relevé ». Un moyen
efficace pratiqué dès la première instance, le Tribunal
Administratif de Grenoble, repris par la Cour administrative d'appel
de Lyon en deuxième instance, qui permet à de simple bureau d'Aide
Juridictionnelle de refuser l'accès au droit à des citoyens qui
attaquent l’État et les dysfonctionnements des services de l’État,
de ses agents et auxiliaires. Il est à noter qu'à chaque fois, ces
refus sont accompagnés de formules types, ne tiennent absolument pas
compte des requêtes et pièces adressées de façon régulière aux
Tribunaux. Ces mêmes Tribunaux, Tribunal Administratif de Grenoble,
Cour Administrative d'Appel de Lyon, « jugent » ensuite
par des ordonnances avec des formules types en faisant référence à
des articles de droit interne à la justice administrative comme
R322-1 pour ne pas juger et débouter systématiquement. A aucun
moment, devant la justice administrative, les recours n'ont été
effectifs, l'aide juridictionnelle a systématiquement été refusée
par l'usage de lettres et formules types, sans examens du bien fondé
des droits. Les requêtes ont systématiquement fait l'objet
d'ordonnances expéditives de rejets, là encore par recours à des
formules types avec des références à des articles de justice
administrative sans aucune motivation en droit sérieuse et fondée.
Exposé de l'objet de
la requête
Au vu des violations des
articles 2, 3, 6, 7, 8, 13, 14 de la Convention de sauvegarde des
droits de l'homme et des libertés fondamentales, au vu de
l'épuisement de toutes les voies de recours en France, au vu du
respect de la règle des 6 mois pour présenter cette requête, le
denier recours s'étant achevé fin mars 2013 et cette requête
adressée au greffe fin juillet 2013 soit 4 mois, dans cette affaire
GHIRARDINI / FRANCE Monsieur Ghirardini Ivano affirme avoir été
victime d'une spoliation de l'ensemble de ses biens par une procédure
de liquidation judiciaire entachée d'illégalités répétées au vu
des lois de la République Française et notamment du devoir de
respecter un délai maximum de trois années pour la durée maximum
des liquidations judiciaires, les délais réels dépassent les 18
années !!! De plus, Monsieur Ghirardini, diagnostiqué
Schizoïde paranoïde dès 1971 estime avoir été victime d'une
spoliation par abus de faiblesse, son état psychique qui l’empêchait
de se défendre normalement, ce qui constitue une circonstance
aggravante des violations des articles 2, 3, 6, 7, 8, 13, 14 de la
Convention. De plus Monsieur Ghirardini Ivano, estime avoir été
victime d'un réseau organisé en Haute Savoie, composé de juges, de
fonctionnaires divers, de mandataires et auxiliaires judiciaires,
spécialisés dans ces captations de patrimoines, réalisations
d'actifs, spoliations et ceci est confirmé par l'affaire Vogne et
d'autres affaires avec souvent comme signatures des prescriptions par
dépassement des délais, de la corruption active d'agents de l’État,
des activités annexes criminelles pour déstabiliser les victimes
(chantages, intimidations, destructions de biens, vols et
cambriolages, coups et blessures, …)
En Conclusion, Monsieur
Ghirardini Ivano demande réparation des préjudices subis sous
forme d'une indemnisation de 1 661 204 euros.
Nous n'avons pas saisi
une autre instance internationale
17/05/95
|
Liquidation de la sarl Trabbets Créations
|
Tribunal de Commerce de Bonneville
|
10/07/96
|
Liquidation personelle de Monsieur Ghirardini
Ivano
|
Tribunal de Commerce de Bonneville
|
15/01/11
|
Clôture définitive des liquidations de la sarl
Trabbets Création et de Monsieur Ghiradini Ivano
|
Tribunal de Commerce d'Annecy
|
15/01/11
|
Dépôt d'une plainte
auprès du Procureur de la République d'Annecy contre Maître
Blanchard Jean et contre l’État.
Violation des articles
434-7-1
432-7
225-1
313-4
313-1 à 313-3
221-1
du code pénal
violation des articles
L643-9
237-12
237-21
225-24
du code du commerce et notamment du délais de
trois ans pour clôturer une liquidation.
|
Procureur de la
République
Copie adressée à Monsieur le Procureur Général
à Chambery
|
19/06/12
|
Classement sans suite de la plainte par le
Procureur de la République Monsieur Eric Maillaud
|
|
09/07/12
|
Ouverture d'une procédure en plein contentieux
contre l’État
|
Lettre Avec Ar adressée à la Préfecture de
Haute Savoie
|
10/09/12
|
Absence de réponse de la Préfecture de Haute
Savoie
|
L'absence de réponse peut être interprétée
comme un accord tacite
|
12/09/12
|
Saisie du Tribunal Administratif de Grenoble
|
|
26/09/12
|
Rejet de la requête par le Tribunal
Administratif de Grenoble
|
|
05/11/12
|
Saisie de la Cour Administrative de Lyon
|
Mémoire complétif adressé le 16/11/2012
|
06/03/13
|
Rejet de la requête par la Cour administrative
d'Appel
|
|
21/03/13
|
Pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat
|
|
28/03/13
|
Rejet de la demande d'accorder l'Aide
juridictionnelle ce qui rend de fait caduque le pourvoi en
cassation puisque l'avocat est indispensable pour le pourvoi
|
Les revenus de Monsieur Ghirardini sont nettement
insuffisants pour recourir aux services d'un avocat auprès du
Conseil d’État sans Aide juridictionnelle à 100%
|
31/07/13
|
Saisie de la Cour Européenne des Droits de
l'Homme
|
Le délai de 6 mois est respecté entre la
dernière décision de la dernière juridiction saisie et la
saisie de la Cour Européenne des Droits de l'Homme
|
vendredi, juillet 19, 2013
SHAHRZAD JOUE ET GAGNE
« Existe
t'il près d'ici quelque indigène habile à interpréter le chant
des oiseaux? »
(Eschyle,
Les Suppliantes)
SHAHRZAD
JOUE ET GAGNE
Pièce
de Théâtre en V actes qui peut aussi se jouer sous forme d'une
petite trilogie :
- VENEZ DONC FAIRE UN TOUR SUR MON TAPIS VOLANT
- LES NAUFRAGES D'ORMUZ
- LE DESERT DE GEDROSIE
- TEHERAN
- FREUDA, LAGRENOUILLE SAVANTE DE BAGDAD
(les
actes 1, 2-3-4, 5 peuvent se jouer sous forme de trois petites pièces
séparées)
(C)
Ivano Ghirardini, tous droits réservés, 2008
ACTE
I
VENEZ
DONC FAIRE UN TOUR SUR MON TAPIS VOLANT
<SHEHERAZADE>
<LE PRINCE> <ALI> <LE MARCHAND> <LE CHŒUR
Blanc> <LE CORYPHÉE> < LE CHŒUR noir> <LE VIEUX
SAGE>
Bagdad,
Shahzad s'initie aux voyages en tapis volant et s'envole pour les
hautes montagnes d'Iran...
<SHEHERAZADE>
"quoi,
c'est donc là ce tapis merveilleux dont vous nous dites, mon prince,
qu'il peut voler. Il ressemble plus à je ne sais quel paillasson
pour chien devant une porte d'entrée qu'à un tapis volant. Vous
moquez vous, mon cher?"
<LE
PRINCE>
"Non,
pas du tout, ma douce, ma très chère, pas du tout. Je l'ai acheté
très cher à un Mage de Bagdad qui m'a assuré qu'il volait fort
bien. Une pièce rare qui m'a coûté une fortune. Mais que ne ferais
je pas pour vous faire plaisir. Vous savez combien je vous aime".
<SHEHERAZADE>
"Est
ce moi que vous aimez tant, ou bien mes histoires dont vous ne pouvez
vous passer, le soir, alors que votre tendre épouse dévouée
aimerait bien autre chose de son époux."
<LE
PRINCE>
"Oui,
je sais, je suis devenu impotent avec l'âge, mais votre présence me
comble de bonheur. Ne vous ai-je pas en plus offert Ali, pour me
remplacer, là où je ne puis plus vous satisfaire. Tiens justement
le voilà, ce fourbe, cette canaille qui vous plaît tant."
<ALI>
"
Bonjour mon Prince et ma Maîtresse, quelle belle journée, vous ne
trouvez pas?"
<SHEHERAZADE>
"justement
mon cher Ali, nous parlions de toi. Le Prince vient de m'offrir ce
cadeau inestimable, ce tapis que vous voyez ici, et dont on m'assure
qu'il peut voler. Allons, partons l'essayer tout de suite. Allons
raser les minarets de Bagdad et faire taire ce muezzin qui nous rompt
les oreilles depuis ce matin avec son appel à je ne sais quelle
prière.
<ALI>
"Vous
ne devriez pas parler ainsi ma princesse, et puis tout compte fait,
ce tapis ne me rassure pas du tout. Je crois que je devrais aller
ratisser vos jardins".
<SHEHERAZADE>
"Vous
saviez bien que mes ordres ne se discutent pas. Allons asseyez vous
et taisez vous. bisous, mon Prince, et à ce soir. Je vous
raconterais notre voyage."
<ALI>
à mi voix pour lui même
"Ma
maîtresse est folle. Mais elle est si belle. Où veut elle donc
m'emmener cette fois. Espérons que nous n'allons pas nous fracasser
sur le Bazar endormi".
<SHEHERAZADE>
"Comment
faire décoller cette paillasse dont aucun chien ne voudrait. Tenez
vous bien mon cher Ali. A mes hanches, pas à mes seins, pauvre
idiot! On ne sait jamais, des fois que nous finissions dans les eaux
froides du Tigre. Bon, si je me souviens, ce tapis devrait obéir à
ma pensée. Voyons, voyons, où aller pour ce premier voyage ?
Les montagnes d'Iran...oui, cela me semble bien. Peut être
surprendrons nous quelque sage à qui nous pourrions demander notre
route?"
<ALI>
"Mince,
damnation, voici bien que nous montons dans les airs ! Aucun filet,
aucune rembarre, je suis déjà mort de trouille. Et avec les cheveux
de Shéhérazade qui volent en tout sens, je n'y vois rien."
<SHEHERAZADE>
"Pouvez
vous vous taire un instant, et cesser de me serrer les hanches si
fort, vous me déconcentrez. Voilà, ce tapis magique fait exactement
ce que je veux. Il va bien là où mon esprit le désire. Accrochez
vous, mon tendre Ali, il est temps d'accélérer si nous voulons être
rentrés pour ce soir. "
<ALI>
"
oui, c'est vraiment extraordinaire ! nous dominons le monde !"
<SHEHERAZADE>
"
Il est dit dans les livres sacrés des Indes que pour atteindre la
sagesse il faut que notre esprit soit comme l'aigle, qu'il puisse
voler au dessus des cimes majestueuses de l'Himalaya."
<ALI>
"Maîtresse,
ma douce princesse, si nous faisions une pose. Voyez vous ce petit
village là bas, sur la droite, nous pourrions nous arrêter et nous
sustenter un peu. Nous avons déjà fait un si long chemin."
<SHEHERAZADE>
"Oui,
bonne idée, à force d'être assise sur ce tapis magique, j'éprouve
le besoin de me dégourdir les jambes. Mais restons des visiteurs
discrets et demandons aussi notre route. Voilà, je vais me poser un
peu à l'écart. Nous ferons le reste à pieds."
<ALI>
"C'est
vraiment magnifique par ici, les campagnes semblent bien entretenues,
avec plein de petits canaux d'irrigation. Vous avez vu comme ces
peupliers et ces abricotiers sont vigoureux. Les hommes doivent être
sages et paisibles par ici."
<SHEHERAZADE>
"oui,
j'adore cet endroit. L'air est si pur."
<ALI>
"Bonjour,
pourrions nous boire un café dans votre échoppe?"
<LE
MARCHAND>
"Non,
mes braves visiteurs, mais un bol de soupe chaude avec du pain, cela
oui. D'où venez vous donc. je ne vous ai jamais vu par ici."
<SHEHERAZADE>
"Nous
venons du pays où tous les rêves sont permis"
<LE
CHŒUR Blanc>
"Vers
quelles aventures veut encore nous conduire la si belle et douce
Shéhérazade, la femme aux fines chevilles aux pieds toujours
dansants? Devons nous la suivre sans crainte? Les dieux lui ont donné
ce goût des voyages, mais elle n'est pas messagère, elle n'est
investie d'aucune mission. Ce n'est qu'une libertine, une libertaire,
une femme en fragmentions, toujours prête à tout remettre en
questions."
<LE
CORYPHÉE>
"Suivons
la gaiement. Elle n'a point de flûte dans sa poche. Ce n'est pas une
marchande d'illusions".
<LE
CHŒUR blanc>
"Mais
voici déjà des voix remplies de haine qui montent en puissance. Ce
n'étaient que murmures au début, mais à présent elles grondent,
terribles."
<LES
SECTAÏRES D' ORPHAM- le chœur noir>
"Laisserons
nous cette garce, cette petite femme intrépide s'immiscer dans notre
monde? Nous ne la voulons point. Elle ne cherche que l'aventure. Il
nous faut lui faire très peur pour qu'elle s'en aille et ne revienne
jamais."
<LES
PRÊTRESSES DE CALIS - le chœur noir>
"Voici
une intruse, une chienne lubrique, une dévergondée, une insoumise.
Elle n'obéit à personne. La laisserons nous découvrir tous nos
secrets? Il nous faut lui tendre un piège dont elle ne puisse se
défaire. Fabriquons une de nos maléfices pour la retenir
prisonnière, elle et son amant, dans ce monde où elle n'aurait
jamais du venir."
<SHEHERAZADE>
"Non,
Ali, ne reprenez pas encore de cette soupe si délicieuse, il est
temps de partir. Et puis cessez donc de regarder les jolies filles de
ce village. On dirait un mort de faim."
<ALI>
"Que
voulez vous Maîtresse, ici, elles ne portent pas le voile, leurs
jambes sont nues, et leurs bottes de cuir avec toutes ces pierres et
ces cordons de couleur sont très érotiques. Vous avez vu combien
leurs petits chapeaux sont amusants. Et leurs yeux, leurs sourires.
Elles sont saines et fort gaies, ma foi. Oui, j'avoue elles me
plaisent beaucoup ces filles."
<SHEHERAZADE>
"elles
sont vraiment adorables, mais partons, je vous prie. Payez au
Marchand son dû et partons, je suis toute excitée par ces voyages.
Vous avez toujours le tapis, j'espère. Veillez bien sur lui, il est
notre bien le plus précieux."
<ALI>
"Oh,
pas de risques qu'on me le vole, surtout ici, les gens ne semblent
attacher aucune importance à l'argent, au fait de posséder ou
d'accumuler des choses. Leur richesse c'est bien le bonheur qu'ils
portent sur eux. Combien nous devons, mon brave marchand pour cette
délicieuse soupe. Ma maîtresse veut que nous partions. Moi je
resterais bien pour finir toute la marmite, mais il me faut la
suivre."
<LE
MARCHAND>
"Mais
vous ne me devez rien rien voyons. Ici nous n'avons pas de monnaie.
Nous nous rendons des services suivant nos besoins. Moi je préfère
rester aux fourneaux. J'adore la cuisine. Les paysans m'apportent
leurs produits et je leur fait de bons repas. Ici, tout est à tout
le monde."
<ALI>
"Même
les femmes?"
<SHEHERAZADE>
"Pourriez
vous vous taire un peu, vous allez les gêner avec vos idées bien
polissonnes. "
<LE
MARCHAND>
"Pas
du tout, votre serviteur ne me gène en rien. Il aime la vie et les
belles femmes, cela se voit dans ses yeux. mais je lis aussi qu'il
n'a d'amour que pour vous. Il ne vous aime pas, il vous adore comme
si vous étiez une déesse."
<SHEHERAZADE>
"Oui,
je sais, il est collant parfois"
<ALI>
"Bon,
me voilà installé, maîtresse. Venez donc vous caler entre mes
genoux et partons puisque vous y tenez tant."
<SHEHERAZADE>
"Voilà,
nous montons déjà. Il me semble que je contrôle désormais aussi
bien ce tapis, que ce membre imposant que vous avez entre les jambes
et qui m'obéit à volonté depuis longtemps déjà. Bien, voilà la
montagne dont nous a parlée le marchand, là, sur la droite."
<ALI>
"oui,
je vois bien un petit lac cristallin, aux eaux si pures que l'on voit
d'ici les éclats d'argent des poissons. Et plus haut dans la
falaise, la fameuse grotte dont il nous a été dit qu'elle abritait
un vieux sage, un anachorète coupé du monde et de ses horreurs.
Vous la voyez , ma douce Maîtresse. Puis je vous embrasser la nuque
sans vous déconcentrer?"
<SHEHERAZADE>
"Oui,
nous y sommes. Je vais me poser devant l'entrée. Ohé, olla, il y a
quelqu’un par ici?"
<LE
VIEUX SAGE>
"Quoi
encore! Merde ! Encore une greluche et son bellâtre qui viennent me
déranger. Vous ne pourriez pas aller à Lassa, au Vatican ou à La
Mecque vous faire cuire un œuf? Je tiens à mon silence. Allez au
diable les grenouilles en mal de spiritualité."
<ALI>
"Veux
tu donc te taire, vieux fou. Tu t'adresse à une princesse de haut
rang à Bagdad et son époux pourrait te faire couper la tête pour
insolences."
<LE
VIEUX SAGE>
"Essaie
donc, fripouille, suborneur de jolies femmes, stupide amant esclave
de son sexe et qui n'a que sa semence à répandre devant les yeux."
<SHEHERAZADE>
"Laissez
donc là cette querelle qui me déplaît au plus haut point. Je ne
suis pas venue pour voir des coquelets s'affronter. Votre sagesse
vieil homme n'est elle donc qu'insultes jetées au vent?"
<LE
VIEUX SAGE>
"Il
n'est point de sagesse en ce monde. Partout ce n'est que mensonges et
hypocrisies. C'est bien pour cela que je préfère la compagnie des
aigles et des chocards à celle des hommes. Oui, vous m'importunez,
vous la greluche pomponnée, toujours prête à écarter les cuisses
devant votre amant que vous avez choisi stupide à souhait mais monté
comme un âne. Vous n'êtes qu'un puit de débauches à vous toute
seule."
<ALI>
"Olla,
du calme, vieil homme ou je te rosse sur le champ."
<SHEHERAZADE>
"Laissez
donc Ali, je vous est déjà dit d'abandonner toute colère. Laissons
ce vieux sage parler. N'a t'il pas raison? N'existe t'il pas un
proverbe persan qui dit que s'il faut dire la vérité, mieux vaut
acheter d'abord un bon cheval?"
ACTE
2
LES
NAUFRAGES D'ORMUZ
<ALI>
<SHEHERAZADE> <LE CHOEUR NOIR> <LE CHOEUR BLANC><LES
OISEAUX> <LES GRENOUILLES>
Shahrzad
et Ali font naufrage dans le détroit d'Ormuz
<ALI>
"Ah Maîtresse,
pourquoi donc m'avez vous demandé de vous faire l'amour sur ces
fortes vagues. Voilà qu'occupé à autre chose qu'aux gouvernes, une
forte lame a brisé notre petite felouque, et nous voici naufragés,
ballottés en tout sens."
<SHEHERAZADE>
"De quoi vous
plaignez vous, mon brave Ali. Ne sommes nous pas bien sur ce radeau
fait avec les planches du pont lorsqu'il s'est brisé? Allons, n'ayez
pas peur, vous savez qu'une bonne étoile me protège. Il plaît peut
être aux Dieux de nous indiquer une autre direction."
<ALI>
"Je déteste que
vous parliez des Dieux. Vous n'êtes qu'une païenne et moi je n'ai
qu'un seul Dieu: Allah, l'unique, le Grand, le miséricordieux. Je
déteste vous entendre blasphémer, mais voilà, je suis votre
esclave.
<SHEHERAZADE>
"Allons, mon brave
Ali, vous n'êtes esclave que du bonheur que vous avez d'être avec
moi et des plaisirs fous que vous prenez entre mes cuisses. Mon époux
n'est pas. Il ne peut donc vous faire couper la tête si vous
m'abandonniez."
<ALI>
"Oui, si au paradis
on me demandait de choisir entre les 72 vierges et l'enfer avec vous,
je crois bien que je préférerais encore l'enfer. Vous me rendez
fou."
<SHEHERAZADE>
"Allons cessez de me
casser les oreilles avec vos plaintes, mon brave. N'est ce pas la
terre que l'on voit là bas? Un courant ne nous mène t'il pas vers
elle? Vous voyez bien, les Dieux ont voulu que nous allions vers ce
rivage. Laissons les nous guider."
<ALI>
"Oui, c'est bien un
promontoire de roches que je vois. Espérons qu'après le naufrage
nous ne nous brisions pas contre elles. Espérons que nous ne
servirons pas non plus de pâture à ces squales qui nous tournent
autour depuis un moment."
<SHEHERAZADE>
"Laissez les donc
faire, mon tendre. Ce n'est pas tous les jours qu'ils peuvent voir de
si près une princesse de Bagdad, la cité aux coupoles d'or. Vous
lamenter sur un sort funeste ne sert jamais à rien. Cette vie n'est
pour moi que jeu et illusions. J'adore ce naufrage qui nous mène là
où nous ne pensions aller. Il n'en sortira que du bon, vous verrez."
<ALI>
"Puisse Allah le
grand vous entendre."
<LA SORCIERE SHAGOR -
LE CHŒUR
NOIR>
"Quoi, cette chienne
lubrique s'en sort encore. Elle me nargue même. J'enrage! Je la
maudis! La lame que j'ai déchaînée contre elle ne l'a pas
engloutie à jamais. Prend garde, sale garce ! Mon prochain maléfice
te sera fatal! "
<LES APOCALYPTIQUES DE
LOUKSAM - LE CHŒUR
NOIR>
"Voici que le monde
craque de toutes parts. Combien nos cœurs s'en réjouissent. Puisse
un tsunami géant faire disparaître cette ancienne terre et la laver
de ses pêcher. Regardez donc, cette femme adultère sur son radeau.
Elle trouve le moyen de sourire encore et de se moquer de nous."
<LES FORCES
OBSCURES><LE CHŒUR
NOIR> en opposition à un autre cœur, il faudrait
les séparer sur la scène, pour faire le contraste des cœurs entre
forces positives et forces maléfiques
" Soufflons sur ce
monde impur notre rage et toute notre haine. Soufflons sur ces hommes
maudits qui ne sont que mensonges, hypocrisie, prévarication,
adultères. Que pas un seul n'en réchappe. Envoyons les tous dans le
Chéol, là où les souffrances sont éternelles!"
<LE CHŒUR
BLANC> de l'autre coté de la scène, en
opposition au cœur noir, ...
"Laisserons nous la
belle Shéhérazade aux mains des forces maléfiques qui pullulent en
ce monde? N'interviendrons nous donc pas? Les dieux ont livré ce
monde au mal pour un temps. Il faut la laisser nous implorer. Ce sont
les ordres. Nous ne pouvons intervenir que sur des prières ou des
appels au secours. Laissons la donc se débrouiller seule, avec son
valeureux Ali, toujours prêt à la suivre. Mais observons avec
vigilance. Notre sublime petite princesse de Bagdad ne manque pas
d'armes pour se sortir des mauvais pas."
<SHEHERAZADE>
"Voilà, nous
touchons terre mon tendre Ali. Quelle plage magnifique, vous ne
trouvez pas?"
<ALI>
"Maîtresse, comment
pouvez vous avoir le cœur à rire? Nous ne savons pas où nous
sommes. Nous n'avons ni eau, ni nourriture, ni rien même, sauf ces
planches. Et puis, encore heureux que les requins n'ont fait que vous
dévorer des yeux."
<SHEHERAZADE>
"Et bien oui, nous
sommes des survivants! Et Alors? N'est-ce donc pas là, la preuve
que les Dieux nous protègent?"
<ALI>
"Oui, vous avez
raison, s'il faut mourir de soif ou de faim dans le terrible désert
de Gédrosie, que ce soit au moins avec le sourire."
<LA SORCIERE SHAGOR -
LE CHŒUR
NOIR>
"Ils me narguent,
ils me narguent, ces enflures, ces moins que rien, ces fornicateurs.
Qu'ils aillent donc baiser dans ce désert terrible, je les attend."
<ALI>
"Est-ce une
hallucination ou il m'a semblé entendre une voix? Déjà les djinns
ou les sorcières du désert? Vous avez entendu, maîtresse?"
<SHEHERAZADE>
"Oui, j'ai entendu
cette voix. On aurait dit une vieille folle. Il me semblait qu'elle
voulait t'éplucher la verge comme la peau sèche d'un serpent, ou
quelque chose de ce genre. Ce serait dommage, une si belle verge."
<ALI>
"Je préfère
retourner affronter les squales affamés sur les flots démontés que
de risquer de perdre cet attribut divin."
<SHEHERAZADE>
"Oui, mais vous y
trouveriez un avantage, celui d'une vie vertueuse qui vous ferait
gagner les 72 vierges promises dans votre paradis".
<ALI>
"Ne vous moquez pas
maîtresse, le désert est chose terrible sans eau. Et nous savons
même pas dans quelle direction aller. Ne devrions nous pas demander
un signe à Allah le Grand, pour nous protéger et nous guider?"
<SHEHERAZADE>
"Faites donc, mon
brave, si cela peut vous apporter quelque réconfort. Mais je propose
que nous cherchions d'abord de quoi manger. Sur cette plage ou ces
rochers, nous devrions trouver. Regardez, un crabe, là!"
<ALI>
"Vous voyez bien,
c'est Allah qui nous l'envoie. Et là, un autre, gros et gras à
souhaits. Il me reste mon briquet. Avec ces quelques planches je peux
vous préparer un festin de reine."
<SHEHERAZADE>
"Oui, cela me
convient, et ensuite nous ferons l'amour sous les étoiles. Autant
profiter de cette vie que les Dieux nous donnent, et moi de votre
verge avant qu'elle ne dessèche."
<LES FORCES OBSCURES -
LE CHŒUR
NOIR>
"Pourrons nous
tolérer encore longtemps ce couple qui se rie ainsi des signes que
nous envoyons. N'amenderont-ils jamais leur conduite. Ils nous faut
les engloutir et les obliger à nous servir. Ne sont-ils pas un
outrage à la morale?"
<ALI>
"Vous entendez
Maîtresse, on dirait l'orage au loin"
<LE CHŒUR
BLANC>
"Voici que le voile
se déchire. N'ont-ils pas compris le secret des masques?"
<SHEHERAZADE>
"Ces crabes étaient
délicieux, mon tendre Ali, je vous en remercie. Et si nous partions
dès à présent dans ce désert de Gédrosie que l'on dit si
terrible. Si nous profitions de la nuit et de sa fraîcheur pour
marcher. Nous dormirons le jour, là où nous trouverons quelque
ombre pour nous protéger du soleil et de ses ardeurs."
<ALI>
"Oui, je trouve que
c'est une bonne idée, mais suivons la côte. Au moins nous
trouverons toujours de quoi nous sustenter et nous ne risquons pas de
nous égarer. Allez, partons maîtresse. Le soleil est
bas désormais, l'air est
moins brûlant."
<LES FORCES OBSCURES -
LE CHŒUR
NOIR>
"Ah que n'ont-ils
péris avec leur insolence en traversant les flots houleux !"
<LES
OISEAUX>
"Notre petite
maîtresse nous manque tant! Voilà des mois qu'elle est partie avec
son fidèle Ali. Depuis, plus aucune nouvelle. Son époux, le Prince,
se meurt de chagrin. Il passe ses journées dans un profond
abattement, prostré. Les petites histoires de son épouse comblaient
ses nuits. Il n'en dort plus. Nous devrions partir nous aussi
explorer le monde, à sa recherche. Qui sait, peut être vit elle
encore, pirate sur une
île, esclave dans un harem, vendeuse d'opium en Chine, chasseuse
d'ours en Sibérie. Partons sans tarder, il n'est de lieu où nous ne
pourrions la trouver."
<LES
GRENOUILLES>
"croa, croa, que
nous sommes tristes. Notre charmante petite maîtresse n'est plus.
Croa, croa, qui d'autre pour la remplacer? plus personne hélas pour
venir nous causer pendant des heures sous la lune. Faisons passer le
message jusqu'aux grenouilles de Bashrah. Qui sait, peut être l'une
d'elles l'a aperçue. Croa, croa, croa".
ACTE
3
Le
Désert de Gédrosie
<SHEHERAZADE>
<ALI> <LES OISEAUX> <La Sorcière Shagor LE CHŒUR
NOIR> <LE CHŒUR
BLANC> <LE CORYPHEE>
Ali et
Shahrzad traversent à pied le terrible désert de Gédrosie.
<SHEHERAZADE>
"Je suis desséchée,
je me meurs. Depuis plus de 40 jours, nous errons dans ce désert
terrible. Ma langue est en feu. Je suis en proie aux visions."
<ALI>
"Moi aussi, ma douce
princesse, je suis en proie aux vertiges et aux hallucinations. Je
vois des Anges, des Démons, des djinns, des apparitions partout. Je
marche dans un état de rêve permanent. Allons nous mourir ma douce.
sommes nous déjà morts?".
<SHEHERAZADE>
"Ali, mon brave et
valeureux Ali, je sens que je me meurs."
<ALI>
"Mais non, mais non,
ma douce maîtresse, cela fait quarante jours que nous devrions être
mort. Alors nous tiendrons encore et encore dans ce désert de
Gédrosie. Mon cœur brûle désormais. Allah le Grand m'a imposé
cette épreuve avec vous. Mon cœur brûle et je sens que suis proche
de l'illumination."
<SHEHERAZADE>
"Je préférerais
que vous soyez près d'une belle source d'eau fraîche, avec une
grande vasque où je pourrais enfin prendre un bain."
<ALI>
"Douce Maîtresse,
j'ai peur. Voici que je suis sur un chemin avec une foule immense. Au
bout, une bifurcation et un Ange au regard blanc au milieu. Il envoie
tout le monde ou presque à gauche. Très, très peu prennent le
chemin de droite, ils se comptent sur les doigts de la main. Que dois
je donc faire, c'est bientôt mon tour."
<SHEHERAZADE>
"Dis lui ton nom !
Lorsque tu affronteras son regard blanc, dis lui simplement, je suis
Ali et vous me connaissez. Alors tu prendras le chemin de droite."
<ALI>
"Maîtresse, désolé
de vous quitter. Je sens que je meurs."
<SHEHERAZADE>
"Ne dis donc pas de
bêtises mon brave et valeureux compagnon. Voici que j'ai vu Le
Messie. Il est celui de tous les hommes. Il m'a donné à boire de
l'eau qui étanche toutes les soifs. Regarde, je danse encore sur ces
pierres brûlantes. Allons redresse toi. Voici qu'en son nom, je te
donne à boire de cette eau. Lèves toi donc, et reprenons notre
route."
<LES
OISEAUX>
"Voici notre
maîtresse bien aimée. C'est elle qui danse. C'est elle qui à
vaincu le terrible désert de Gédrosie".
<La Sorcière Shagor
LE CHŒUR
NOIR>
"Allez au diable
maudites volailles. Voici que je déchaîne contre vous le vent des
sables amers. Faites nous donc rire. Voyons comment vous survivrez à
cela."
<LES
OISEAUX>
"Nous n'y voyons
plus rien. Ce vent me griffe le bec et les ailes. Il faut nous mettre
à l'abri. Impossible de voler."
<LE CHŒUR
BLANC>
"Ne faut-il pas
aimer les animaux. ils le rendent sans compter, sans jamais la
moindre arrière pensée. Leur amour lorsqu'ils le donnent aux hommes
est toujours sincère. Voici que notre petite princesse prenait soin
des oiseaux de son jardin. Voici que ces mêmes oiseaux, en mal
d'amour, viennent à son secours. Ne faut il pas donner de l'amour,
encore et toujours, partout et à tous?"
<LE CORYPHEE>
"Au jeu des masques
ils ont voulu jouer. Mais la vie elle même n'est elle pas un jeux de
masques: hypocrisie, mensonges, duperies, lâchetés, faux semblant,
... Voici que le terrible désert de Gédrosie purifie leurs âmes et
les trempe sous le feu. Oui, ils vont vivre. Les oiseaux sont déjà
là."
<LES
OISEAUX>
"Regardez là bas,
dans les roches ocres, dans les brouillards de chaleur, ne serait-ce
pas un couple qui avance en titubant? Il nous a donc fallu venir
jusqu'ici, dans cet enfer, dans ce four.
Pourvu que nous ne
finissions pas en brochettes. Mais allons, courage, allons voir."
"Piouip, piouip,
piouip..."
<LE CORYPHEE>
"Voici que nos
héros, oui, ils le sont bien, vont sortir du désert avec des âmes
purifiées. Est ce un bien? N'est ce pas les projeter au contraire
vers des aventures plus terribles encore? Désormais, ils
savent voir les démons."
Acte
4
TEHERAN
<SHEHERAZADE>
<ALI> <Les Mollahs> La scène se passe devant la Grande
mosquée de Téhéran
"Vous avez vu, mon
cher Ali, toute cette foule qui se presse pour vous voir. Ils vous
acclament. Mais qui êtes vous donc devenu à leurs yeux?"
<ALI>
"Oui, mais regardez
bien, ce ne sont que des humains possédés par les démons. A
présent nous les voyons. Je n'aurais jamais cru que cela puisse
exister. Dans quel monde vivions nous avant cette aventure dans le
terrible désert de Gédrosie?"
<SHEHERAZADE>
"Moi aussi, je ne
savais pas que ce monde était en état de possession à ce point.
Nous avons vécu dans les illusions. Mais regardez comme ils vous
acclament. Ils jettent des fleurs ou des branches de palmes à notre
passage. Êtes vous devenu une sorte de Roi pour eux?"
<ALI>
"Je n'en sais rien,
et je me demande ce qui nous attend à Téhéran, où les Mollahs et
les puissants tiennent tant à nous recevoir."
<SHEHERAZADE>
"Mon cher et tendre
Ali, je me demande si je ne préférais pas la vie d'avant, l'époque
où nous aussi nous étions la proie des démons. Leur joug est-il si
pénible? Non, c'est même agréable les démons."
<ALI>
" Oui, je me
souviens aussi et je ne regrette rien de cette vie passée. Ici la
foule m'acclame, mais même si les cœurs semblent plus purs
qu'ailleurs dans ce pays, je me demande si ce n'est pas les démons
qui m'acclament. Ne nous ont-ils pas tendu un piège? Que leur
importe même que nous puissions les voir. regardez comme ils nous
narguent."
<Les Mollahs>
"Êtes vous Celui
que nous attentions ? Venez donc présider à notre prière."
<ALI>
" Je ne vois ici que
de bons musulmans. Que n'importe lequel d'entre vous préside, et je
prierai avec vous."
<Les Mollahs>
"Il est bien celui
que nous attendions"
ACTE V
Freuda
la grenouille savante de Bagdad
<Shéhérazade>
<Les servantes> <Une grenouille en retard> <Freuda>
La scène
se passe dans le jardin du Palais de Shahrzad à Bagdad.
<SHEHERAZADE>
"Je suis enfin
rentrée. Ali est resté à Téhéran, aux pays des mollahs, mais
moi, il me plait de retrouver mon époux, le Prince, mes jardins, mes
oiseaux et mes charmantes grenouilles près du bassin. Voyons,
voyons, sont-elles toujours là ? Bizarre, personne, pas un croa.
Mais où sont elles passées? Ohé, holla, Accourez servantes
fidèles. Où sont passées mes grenouilles ?"
<LES SERVANTES>
"Nous ne savons pas
maîtresse, cela fait des jours et des jours que nous ne les
entendons plus. Quelque maladie les a peut être frappées. Pourtant
nous avons souvent nettoyé leurs bassins."
<SHEHERAZADE>
"Croa, croa, où
êtes vous donc mes douces, mes mignonnes?"
<UNE GRENOUILLE EN
RETARD>
"Croa... ah c'est
vous maîtresse, excusez, je suis en retard. il faut vite que je
saute de nénuphar en nénuphar, je suis en grand retard."
<SHEHERAZADE>
"Mais où veux tu
donc aller? Les bassins ne sont ils pas assez agréables?"
<UNE GRENOUILLE EN
RETARD>
"Si, si maîtresse,
ils sont superbes, mais je ne veux pas manquer les cours de Freuda,
la grenouille savante."
<SHEHERAZADE>
"Suivons cette
grenouille si pressée, discrètement, ne nous faisons pas remarquer.
Je trouve fort amusant que mes grenouilles veulent toutes devenir
savantes. Mais pourquoi saute-elle donc si vite?. A voilà, elles
sont toutes là, dans le petit bassin du fond, sagement assises sur
de beaux nénuphars. Tiens là au milieu, une grenouille semble
croasser. ce doit être Freuda. Dissimulons nous derrière ces joncs
et écoutons là nous aussi, sans les déranger en rien."
<FREUDA>
" …/...vous êtes
mes amies. A vous je peux parler librement. Vous entendez ma voix.
Mes paroles sont douces. Ne sont elles pas comme une eau limpide.
Mais ne soyez pas des grenouilles lotophages.../..."
<LES GRENOUILLES>
"croa, croa"
<SHEHERAZADE>
"Ma foi, je trouve
cela fort intéressant. Cette Freuda semble être une grenouille
philosophe. Il me plaît de l'entendre."
<FREUDA>
"Qu'est donc ce
loto, cette brume qui endort vos esprits? N'est ce pas les illusions
de vos petites vies, dans un petit bassin entouré de hauts murs,
bien protégé. Ici vous ne craignez aucun prédateur, votre
nourriture est facile à trouver et vos vies sont agréables. N'est
ce pas là une forme de loto, cette drogue qui endort vos âmes?"
<SHEHERAZADE>
"Il me semble que
ces mots s'adressent à moi. Mais n'a t'elle pas un peu raison? Moi
j'étouffe vite lorsque je reste trop longtemps dans ce palais."
<FREUDA>
"Le loto est le
piège dont il est le plus difficile de sortir, celui des illusions
qui endorment. Si vous venez toutes m'écouter, n'est ce pas parce
que vous vous rendez compte que votre vie vaut bien mieux que cela.
Les dieux vous ont fait grenouilles dans cette vie. Mais qu'en sera
t'il après? Si vous avez mangé du loto, il vous en sera demandé
compte. Ne cédez donc pas aux illusions du monde."
<SHEHERAZADE>
"Me parle t'elle
encore? Cette Freuda me touche, mais laissons ces grenouilles causer.
Je ne voudrais pas les déranger par ma présence inopportune. Je
reviendrai voir Freuda seule pour m'entretenir avec elle."
<FREUDA>
"Quelle belle
journée ! Voici que je m'éveille doucement sous les rayons du
soleil. Combien cette vie est belle. Tiens voilà notre chère
Princesse."
<SHEHERAZADE>
"Bonjour Freuda, tu
as bien dormi sur ton nénuphar? Ce doit être bien confortable ce
lit sur un matelas d'eau tiède et limpide."
<FREUDA>
"Oui, je dors très
bien ici et je rêve beaucoup. Que me vaut le plaisir de votre
visite?"
<SHEHERAZADE>
"Hé bien je t'ai un
peu écouté hier soir et j'aimerais m'entretenir avec toi."
<FREUDA>
"Oui, je veux bien,
mais je suis docteur Freuda maintenant. Hier ce n'était qu'une
conférence publique, mais mes consultations sont payantes, même
pour vous Princesse. Il parait que je suis très chère."
<SHEHERAZADE>
"Oui, je comprend,
cela me semble fort juste. Quel est donc le tarif de tes honoraires?"
<FREUDA>
"3 mouches vertes
des marais ou bien une libellule fort grasse."
<SHEHERAZADE>
"C'est fort
raisonnable, mais je ne suis pas chasseuse de mouches. N'existe t'il
pas un autre moyen de paiement? Par exemple, je pourrais t'offrir un
autre nénuphar plus spacieux et des fleurs de lotus."
<FREUDA>
"Oui, cela ira. Bien
allongez vous sur cette herbe tendre, là sous cet arbre. Voilà, je
viens près de vous. Êtes vous bien installée? Oui, parfait alors.
Dites moi tout. Laissez vous aller. Laissez les mots venir."
<SHEHERAZADE>
"Hé bien, voilà,
depuis mon retour du désert de Gédrosie, et ce mal a frappé Ali,
mon cher Ali aussi, nous voyons des démons à l'intérieur de toutes
les personnes que nous rencontrons. Même mon époux, le Prince
généreux et aimant, je le prenais pour presque un saint tant il
était doux et prévenant envers moi. Il est lui aussi infesté de
démons! Je n'y comprend plus rien. Si je regarde bien, il est vrai
que mon époux est un tyran sur Bagdad, la ville aux coupoles d'or.
Peut être compense t'il son impotence au lit par des excès de
cruauté. Je n'en sais rien. Je ne m'occupe pas de ses affaires et
encore moins de politique. Ce n'est pas mon rôle. Mais force est de
constater que plus
je rencontre des hommes
importants dans cette pyramide du pouvoir où mon époux est tout en
haut et plus je vois de démons en eux. C'est finalement au Bazar,
chez les petites gens, les malheureux que j'en vois le moins. Pouvez
vous m'expliquer cela?
<FREUDA>
"Voyez vous des
démons en moi aussi?"
<SHEHERAZADE>
"Non, je n'en vois
aucun. Existe t'il des démons chez les grenouilles aussi?"
<FREUDA>
"Oui, ils sont
partout car ils n'ont pas de corps physique, mais peuvent en usurper
autant qu'ils veulent. Continuez, continuez ma douce princesse, ..."
<SHEHERAZADE>
" Je préférais
avant, lorsque je vivais dans un monde plus simple, où je ne voyais
pas les démons. J'étais plus sotte peut être, mais bien plus
heureuse. Voyez vous des entités maléfiques en moi, docteur ?"
<FREUDA>
"Oui, vous êtes
infestée, bien plus que vous croyez et même bien plus que vous ne
pouvez imaginer."
<SHEHERAZADE>
"Hé bien, moi qui
me croyait propre et pure, innocente, juste un peu trop aimante. Vous
me faites peur."
<FREUDA>
"Pour combattre les
démons ne faut-il pas d'abord apprendre à les connaitre. Vous les
voyez chez les autres et pas chez vous. Savez vous pourquoi?"
<SHEHERAZADE>
"Non, je l'ignore."
<FREUDA>
"Bien, bien, ce sera
tout pour aujourd'hui, il ne faut pas trop en faire. Vous êtes un
cas intéressant Princesse. Je suis heureuse d'avoir une patiente
aussi illustre."
<SHEHERAZADE>
"Et moi je me sens
en de bonnes mains, docteur Freuda."
(C)
Ivano Ghirardini, tous droits réservés, 2008
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